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Interview Mariam DIABY – BBF

photo mariamBonjour Mariam ! Merci de nous accorder cette interview. Voici la description de votre profil twitter «PR & Social Media Manager. Marketer. Founder of Nappy de Babi. Entrepreneure. Web-activiste »… la team BBF vous dit « Whaou !!! » Toutes ces étiquettes rien que pour vous ! Parlez-nous de vos multiples casquettes.

Je suis Mariam Diaby, fondatrice de Nappy de Babi. En dehors de ça, je suis Marketing et Social Média Manager pour une entreprise de service.

Entrepreneur, je n’en parle pas beaucoup… Je me considère déjà comme entrepreneur avec Nappy de Babi ; c’est comme une société que je gère.

Web activiste, effectivement, on réagit sur les causes que l’on a envie de défendre, surtout localement, on s’intéresse plus à la cote d’ivoire qu’autre chose, c’est quand même notre pays.

Quel est votre parcours ?

J’ai un parcours de globe-trotter. J’ai une formation de base en Marketing et commerce. Puis j’ai fait des formations pour être le plus polyvalente possible, du coup, j’ai fait un troisième cycle en management des affaires européennes à Paris, puis un MSE (Master of Social Entrepreneurship) International Business à Londres. Ça aide…

Côté perso, vous êtes mariée ? Maman ? Comment arrivez-vous à organiser votre vie perso et ces nombreuses activités ?

Non je suis célibataire, d’ailleurs je cherche un mari (rire). Donc sur ce plan là, je n’ai pas grand-chose à gérer (rire). J’ai la chance d’avoir un boulot très orienté web et comme Nappy de babi se base essentiellement sur internet, c’est beaucoup plus facile à gérer.

La beauté est l’un des secteurs les plus rentables en Côte d’ivoire.

Toi qui a grandi en Côte d’ivoire, quel est ton regard sur l’évolution du secteur de la beauté dans ton pays ?

Alors, il est vrai que la beauté est l’un des secteurs les plus rentables en Côte d’ivoire. Il faut qu’on se dise la vérité, les femmes ivoiriennes investissent beaucoup d’argent dans tout ce qui a trait à l’apparence, que ce soit, les pommades pour les cheveux, les crèmes pour le corps, les perruques, les tissages… les salons de beauté sont pleins tous les jours et le week-end, n’en parlons pas.

Je crois que ce secteur évolue, la demande est de plus en plus exigeante. Les besoins sont changeants. Avec la tendance Nappy, notamment qui prend de l’ampleur, les gens sont plus regardant quant au contenu des produits. Les consommateurs sont aussi influencés par ce qui se passe à l’extérieur du pays. Internet nous permet d’avoir un œil sur ce qui se passe à l’international, du coup, on observe une forte demande de produits qui ne sont pas forcément disponibles sur le marché ivoirien. De nouveaux métiers se créent, de nouvelles niches se créent, il y a de plus en plus d’entrepreneurs qui investissent dans ce domaine. C’est l’un des domaines où il y a beaucoup d’argent qui circule.

D’où la fondation de Nappy de Babi, peut-être ?

(Rire) Non, Nappy de babi n’a pas été fondé dans cet objectif-là. Mais on se rend compte de l’importance du secteur de la beauté.

Tu es la fondatrice de Nappy de Babi : La première question est pourquoi as-tu choisi d’arrêter de défriser tes cheveux ? Depuis quand es-tu « nappy » ?

Je suis Nappy depuis janvier 2011, ça fait donc 4 ans et 2 mois que j’ai arrêté de me défriser les cheveux! J’ai vraiment décidé de couper mes cheveux sur un coup de tête. Je ne suis pas une « super coquette ». Je suis plutôt du genre à mettre le prix pour un produit de très bonne qualité, et à ne pas trop me prendre la tête. Du coup, je ne suis pas très régulière dans l’entretien de mes cheveux, j’ai plutôt tendance à les laisser vivre…

J’ai commencé à avoir des problèmes de casses. Et après avoir essayé divers coupes, produits… j’en ai eu marre, et un beau jour, j’ai coupé mes cheveux une bonne fois pour toute.

Et c’est là que j’ai découvert la tendance nappy. Je cherchais des astuces pour les coiffer sur des sites communautaires, des pages facebook etc. Je me suis alors rendue compte, qu’en laissant pousser mes cheveux crépus, ça pourrait donner quelque chose de joli. Je me suis dit que c’était une coiffure que je n’avais jamais testé, enfin, j’avais les cheveux crépus quand j’étais petite, mais ça, je ne m’en rappelle pas.

Je me suis dit, hop, je ne vais pas trop me casser la tête, je vais les laisser pousser et je vais voir ce que ça va donner. Au fur à mesure que ça poussait, ça m’allait, ça me plaisait, et en plus je pouvais faire tout ce que je veux avec, donc, je me suis dit que j’allais continuer, et voilà !

Cela a-t’il changé quelque chose dans ta vie quotidienne ?

Pas grand-chose ! Pour moi, le cheveu n’est qu’accessoire, on en fait ce qu’on veut.

La seule chose qui est intéressante, c’est que j’ai appris à écouter mes cheveux. Aujourd’hui, je sais exactement dans quel état ils sont, ce dont ils ont besoin, et je suis un peu plus aguerrie dans leur entretien, c’est tout.

Mais dire que ça a changé quelque chose dans ma vie…NON ! (rire)

Qu’est ce qui t’a poussé à créer le collectif NDB ?

J’étais à Paris lorsque j’ai coupé mes cheveux et je suis rentrée à Abidjan 6 ou 7 mois plus tard. J’avais quelques amies nappy, et comme l’entretien de mes cheveux ce n’est pas trop mon fort, alors, je me suis dit que j’allais créer un petit groupe sur Facebook avec mes amies nappy, ou on pourrait s’échanger les tips sur les soins à faire, les astuces pour se coiffer. Donc au départ on était à 4, il y avait Laetitia, Edith et Ami. Au final, chacune d’entre elles a rajouté ses amies nappy, qui elles-même ont rajouté leurs amies nappy et ainsi de suite. Le groupe a commencé à s’agrandir. Puis on a eu l’opportunité de participer à un show télévisé, je n’y étais pas d’ailleurs (je me cache toujours moi (rire)). C’était un samedi, on est passé sur l’émission Matin bonheur sur la RTI, on ne savait pas qu’il y avait autant de monde qui regardait la télé à cette heure-là. Pendant leur passage, on a eu 50 puis 100 demandes d’adhésions au groupe. Puis en une semaine, on est passé d’environ 200 personnes à 600 puis 1000, 2000…. le nombre d’adhésions augmentait au fur et à mesure des publications et des émissions. A un moment donné, on avait environ 500 demandes d’adhésion par semaine. Nous avons dû fermer le groupe au public pour ralentir la cadence. Et aujourd’hui, on est à 9600 membres. (Clap clap)

Parle-nous de ses réalisations et des projets à venir

L’an dernier, nous avons réalisé le festival Crépu d’ébène. La première édition a été un peu difficile à organiser, mais on a tenu à la faire. C’était l’occasion de parler de cette tendance de façon public. L’évènement a eu lieu pendant les vacances scolaires, on a donc eu la chance d’accueillir des personnes vivant à l’étranger et d’avoir des personnalités du pays qui ont participé à nos conférences.

Le festival n’aura pas lieu cette année, mais il y aura plein de surprises à venir… je n’en dis pas plus (rire).

Le site est déjà en place avec du contenu qui évolue de jour en jour et des partenariats qui se dessinent.

Nappy de Babi est le partenaire officiel de la Black Beauty Fair, la première foire de beauté orientée « professionnel ». Merci de nous faire confiance. Pourquoi y participer ? Quelles sont vos attentes ?

Car ce serait bien de confronter tous les professionnels de la beauté qui agissent chacun de leur côté. Ce serait bien de vulgariser leur profession, leurs activités et leurs produits, pour une population qui est demandeuse mais ne sait pas forcément vers qui se tourner pour des produits spécifiques.

Je participe en tant que « Nappy de Babi », en tant défenseur de la beauté au naturel. C’est un vrai tremplin pour parler de la beauté au naturel sur tous ses aspects. C’est le but.

Un message à faire passer ?

Je le dis à chaque fois. Il ne faut pas faire une fixation sur les cheveux en tant que tel, il ne s’agit que d’un accessoire, on peut l’agrémenter autant qu’on le veut. Mais il faut prendre le temps de découvrir ses cheveux, et de s’amuser avec.

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Patricia

22 juin 2016 13 h 51 min Répondre

J’aimerais avoir le contact de Mariam diaby .ou son email .kiiiiiissssssss